Motobricolage

Le gros problème de la moto, c’est le manque de rangement. Impossible d’emporter quoi que ce soit qui ne rentre pas dans un sac à dos et une fois arrivé, obligation de se trimballer le casque et le blouson de moto. Au concert ou au théâtre, ça passe, il y a un vestiaire. Mais au cinéma ou au musée par exemple, c’est un peu encombrant. J’ai donc cassé ma tirelire et offert des grosses valises latérales à Kawette.

Le vendeur m’avait prévenu : le montage n’est pas très compliqué, mais il faut y aller lentement et ne pas s’énerver. Effectivement, je confirme en tous points. Ce n’est pas compliqué mais ça prend l’après-midi et on a plus d’une fois envie de tout défoncer à grands coups de clef à molette pour se défouler. Heureusement, je suis un maitre du zen, je ne m’énerve jamais et suis toujours d’une humeur égale.

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En fait, le montage mécanique ne présente pas de difficulté, hormis que toutes les vis ne tombent pas pile en face et qu’il faut forcer un peu pour tout aligner. Non, le vrai problème, c’est le circuit électrique. Car ces valises imposent de déporter les clignotants quinze centimètres plus bas, or contrairement à ce qui est indiqué dans le manuel, les fils électriques qui relient les sus-dits clignotants n’ont pas les quinze centimètres de rab nécessaires. De plus, les sortir et les faire repasser par le nouveau trou impose de démonter la moitié de la partie arrière de la bécane. Heureusement, mon concessionnaire (qu’un tapis de pétales de roses parfumées se dépose sur son chemin) nous a bien aidé, notamment en m’offrant gracieusement de quoi rallonger les fils trop courts.

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Premier essai le week-end dernier, en allant rejoindre le copain au château de Sully-sur-Loire. Le grand luxe ! Il y a tellement de place qu’en plus des fringues et de l’appareil photo, j’ai même pu emmener ma thermos de thé à la bergamotte. (Avantage du thé : ça réchauffe après deux heures de vent glacial à 130 km/h dans la tronche. Inconvénient : ça fait pisser tous les cinquante kilomètres, ce qui n’est pas hyper pratique avec l’équipement de moto qui complique l’accès à la braguette.)

Par contre, les dix kilos de plus en hauteur de chaque côté modifient sensiblement l’équilibre de la moto à basse vitesse. Et puis la largeur n’est pas compatible avec les embouteillages parisiens. Sans parler de l'esthétique douteuse. Du coup, je pense que ces valises ne quitteront le garage que pour les soirées parisiennes et les week-end en province.