Lobbying

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Le lobby LGBT a encore bien travaillé samedi soir ! Et ça n’a pas été facile, croyez-moi. D’habitude, le lobby se contente de faire nommer des homos à des postes de pouvoir. De la rigolade. Un peu d’entrisme dans les bons cercles et hop, on n’en parle plus. Cette fois-ci, il a quand même fallu persuader plusieurs dizaines de millions d’inconnus répartis dans trente-sept pays différents de tous voter pour Conchita !

Des mois qu’on est sur le coup, nous, les militants du lobby LGBT. Des mois qu’on se laisse pousser les cheveux et la barbe pour imprégner les esprits, qu’on s’entraîne à mettre de l’eye-liner sans déborder, qu’on fait du porte-à-porte pour convaincre, qu’on séduit, qu’on enrôle, qu’on suce des bites. Il a même fallu déployer des mesures coercitives sans précédent à l’encontre des récalcitrants : stages obligatoires de décoration intérieure, courses d’obstacles en platform shoes, tortures raffinées à base d’écoute intensive de la discographie de George Michael, séances d’hypnoses à la boule à facette…

Le plus épuisant, évidemment, c’était samedi soir. Si vous traîniez dans les rues à l’heure fatidique, vous avez sûrement croisé l’un ou l’autre d’entre nous, courant d’une maison à l’autre, le stéthoscope autour du cou pour écouter aux portes et vérifier qu’aucun dissident ne regardait autre chose que l’Eurovision, le scanner GSM à la main pour vérifier qu'aucun rebelle n’envoyait de SMS de vote pour la moustache des Twin Twin… Nous avons d’ailleurs partiellement échoué là-dessus, la France a fini par récolter deux points – France, two points. Personne n’est infaillible, que voulez-vous. Nous sommes partout, nos moyens sont gigantesques, mais pas illimités.

Franchement, la dictature LGBT, c’est du boulot. Après ces mois de lobbying, je suis é-pui-sé. Mais quelle satisfaction de voir se réaliser l’une après l’autre chaque étape de notre agenda secret pour la destruction des valeurs occidentales millénaires et la domination de l'univers par les invertis !